le chômage recule à 9,5 % au Maroc

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Le marché du travail marocain affiche des signes de redressement au deuxième trimestre 2026. Selon la nouvelle Enquête sur la main-d’œuvre (EMO2026) du Haut-Commissariat au Plan (HCP), le taux de chômage strict est revenu à 9,5 %, contre 10,8 % au premier trimestre, tandis que 279.000 emplois rémunérés ont été créés en l’espace de trois mois. Cette amélioration traduit un regain de dynamisme de l’emploi, même si les déséquilibres structurels demeurent importants, notamment pour les jeunes, les femmes et certaines régions.

Le recul du chômage s’est accompagné d’une progression de la population active, qui atteint désormais 11,76 millions de personnes, en hausse de 147.000 par rapport au premier trimestre. Le nombre de personnes occupant un emploi rémunéré s’élève quant à lui à 10,64 millions, soit une augmentation de 279.000 postes (+2,7 %).

Le taux de participation au marché du travail progresse à 42,2 %, contre 41,8 % trois mois auparavant, reflétant un retour progressif de la population vers l’activité économique. Cette évolution concerne aussi bien les zones urbaines que rurales, même si les écarts entre hommes et femmes restent particulièrement marqués.

Le secteur des services demeure le principal moteur de l’emploi au Maroc. Il concentre près de 5,25 millions de travailleurs, soit 49,3 % de l’emploi rémunéré, et a généré 166.000 nouveaux postes au deuxième trimestre.

L’industrie suit avec 47.000 créations d’emplois, devant le BTP (+42.000) et l’agriculture, la forêt et la pêche (+28.000). Cette dynamique confirme la reprise de plusieurs secteurs clés de l’économie marocaine.

Malgré cette amélioration, les difficultés d’accès à l’emploi demeurent particulièrement prononcées pour certaines catégories de la population.

Le taux de chômage atteint encore 27,2 % chez les 15-24 ans, soit le niveau le plus élevé parmi toutes les classes d’âge. Les femmes continuent également de faire face à une situation plus difficile, avec un taux de chômage de 14,8 %, contre 8,1 % pour les hommes.

Le HCP souligne également que le niveau de diplôme ne constitue plus une garantie d’insertion professionnelle. Les titulaires d’un diplôme avancé affichent un taux de chômage de 16,7 %, supérieur à celui des personnes sans diplôme (3,8 %), illustrant les difficultés d’adéquation entre les qualifications et les besoins du marché.

La nouvelle méthodologie adoptée par le HCP offre une lecture plus complète des tensions sur le marché du travail. En intégrant le sous-emploi lié à une durée de travail insuffisante ainsi que la main-d’œuvre potentielle, le taux global de sous-utilisation de la main-d’œuvre atteint 18,9 % au niveau national.

Les jeunes restent les plus touchés, avec un taux de 41,7 %, tandis que celui des femmes s’établit à 26,7 %, confirmant que les difficultés d’insertion dépassent largement le seul indicateur du chômage strict.

L’enquête met également en évidence d’importants écarts entre les régions. Dakhla-Oued Eddahab affiche le taux de participation au marché du travail le plus élevé (59,2 %), devant Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (46,8 %) et Casablanca-Settat (46,7 %).

À l’inverse, Laâyoune-Sakia El Hamra, Guelmim-Oued Noun et l’Oriental enregistrent les niveaux les plus élevés de sous-utilisation de la main-d’œuvre, illustrant des disparités territoriales qui continuent de peser sur la dynamique de l’emploi.

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