Depuis plus de quatre décennies, le Maroc poursuit le renforcement de ses infrastructures hydrauliques à travers la construction de nouveaux barrages et l’augmentation de sa capacité globale de stockage. Cette politique vise à mieux mobiliser les ressources disponibles et à répondre aux besoins croissants en eau.
Les données disponibles montrent que la capacité totale des barrages est passée de 9,5 milliards de mètres cubes en 1979 à 20,8 milliards en 2025, soit une progression de près de 119 %. La capacité de stockage du Royaume a ainsi plus que doublé durant cette période.
Elle a atteint 9,8 milliards de mètres cubes en 1985, puis 10 milliards en 1990 et 11 milliards en 1995. Son évolution s’est ensuite accélérée pour s’établir à 16,2 milliards de mètres cubes en 2004, à 17,7 milliards en 2014 et à 18,6 milliards en 2020.
Le renforcement des capacités s’est poursuivi au cours des dernières années. Le volume de stockage est passé à 19,9 milliards de mètres cubes en 2022, puis à 20 milliards en 2024, avant d’atteindre 20,8 milliards de mètres cubes en 2025.
Parallèlement, le nombre de barrages a été multiplié par six, passant de 26 ouvrages en 1979 à 156 en 2025. Le Royaume comptait 39 barrages en 1985, 68 en 1990 et 89 en 1995. Ce nombre a ensuite atteint 115 en 2004 et 139 en 2014.
Le parc national est passé à 145 barrages en 2020, puis à 152 en 2022 et à 154 en 2024, avant de totaliser 156 ouvrages en 2025.
Ces indicateurs illustrent l’ampleur des investissements consentis par le Maroc dans les infrastructures hydrauliques afin de faire face à l’augmentation de la demande, à l’irrégularité des précipitations et à la succession des épisodes de sécheresse.
Les barrages jouent un rôle stratégique dans la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable, l’irrigation des terres agricoles, la protection des territoires contre les inondations et la production d’énergie hydroélectrique.
Malgré les progrès réalisés, l’efficacité de ces infrastructures demeure étroitement liée au niveau des précipitations, aux apports hydriques et au taux de remplissage des retenues. Cette situation impose de poursuivre la diversification des sources d’approvisionnement à travers le dessalement de l’eau de mer, la réutilisation des eaux usées traitées et l’amélioration de l’efficacité hydrique, notamment dans le secteur agricole.
