Le Secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime a affirmé que la mortalité de sardines observée en Afrique du Sud et attribuée à un virus de type herpès ne concerne pas les poissons présents dans les eaux marocaines, compte tenu des différences d’espèce et d’écosystème entre les deux pays.
Dans un communiqué conjoint avec l’Institut national de recherche halieutique (INRH), le département a précisé que les cas enregistrés en Afrique du Sud touchent le « Sardinops sagax », une espèce évoluant dans l’écosystème du courant de Benguela.
La sardine présente sur les côtes marocaines appartient, quant à elle, à une espèce différente, la sardine européenne « Sardina pilchardus », qui vit dans l’écosystème du courant des Canaries ainsi qu’en Méditerranée.
Les deux institutions soulignent que ces différences taxonomiques et écologiques ne permettent pas de déduire que la détection du virus chez la sardine sud-africaine implique sa présence chez la sardine européenne. À ce jour, aucun virus de type herpès n’a été détecté ou signalé chez cette dernière dans les eaux marocaines.
Concernant la sécurité sanitaire des produits de la mer, les autorités scientifiques compétentes indiquent que le virus de l’herpès de la sardine affecte les poissons et ne fait pas partie des agents pathogènes transmissibles entre l’animal et l’être humain.
Selon les connaissances et données scientifiques actuellement disponibles, aucun élément ne permet d’établir que ce virus présente un risque pour la santé humaine ou pour la consommation des produits de la mer.
Les données scientifiques montrent également que la seule présence du virus ne suffit pas à provoquer une mortalité massive des poissons. L’apparition de la maladie dépend de l’interaction de plusieurs facteurs environnementaux, notamment les variations brutales de la température de l’eau, le manque d’oxygène dans les zones côtières, la forte concentration des bancs de poissons, la dégradation du milieu et la prolifération des algues.
La détection de matériel viral ne constitue donc pas, à elle seule, une preuve de maladie clinique. Elle ne peut pas davantage être considérée comme la cause directe de la mortalité des poissons sans analyse de l’ensemble des facteurs associés au phénomène.
Le Maroc dispose, par ailleurs, d’un dispositif permanent et proactif de vigilance destiné à détecter les risques émergents et à protéger les côtes ainsi que les ressources halieutiques nationales.
Cette approche repose sur la coopération internationale, l’échange continu d’informations, la surveillance scientifique et la coordination des méthodes de diagnostic. Elle permet d’anticiper l’apparition de nouveaux agents pathogènes et d’adapter rapidement les protocoles nationaux de contrôle.
Le dispositif comprend également la prévention, l’analyse des risques, la surveillance continue conformément aux normes de l’Organisation mondiale de la santé animale, ainsi que le suivi épidémiologique et l’intervention sur le terrain lorsque la situation l’exige.
Le Secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime et l’INRH ont enfin réaffirmé leur engagement à maintenir une vigilance constante et une coordination étroite avec les professionnels du secteur, afin de préserver la durabilité des ressources halieutiques et de garantir la sécurité et la qualité des produits de la mer marocains.

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