L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) alerte sur l’ampleur persistante des pertes et du gaspillage alimentaires, dont le coût économique mondial dépasse 1 400 milliards de dollars par an.
Malgré les engagements pris, les progrès accomplis depuis 2015 restent insuffisants pour enrayer durablement le phénomène.
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture, célébrée le 29 septembre, l’organisation rappelle que plus de 13 % des aliments produits dans le monde sont perdus après la récolte et avant leur arrivée dans les commerces.
À cela s’ajoutent 19 % des denrées disponibles pour les consommateurs, soit environ 1,05 milliard de tonnes, gaspillées dans la distribution, la restauration et les ménages.
Ce gaspillage massif contraste avec la persistance de la faim et de la précarité alimentaire. En 2025, entre 608 et 696 millions de personnes ont souffert de la faim à travers le monde, tandis que près de 2,69 milliards d’individus n’avaient pas les moyens de s’offrir une alimentation saine.
Les conséquences environnementales sont tout aussi préoccupantes; environ 28 % des terres agricoles mondiales sont mobilisées pour produire des aliments qui ne seront jamais consommés, soit près de 1,4 milliard d’hectares.
Les pertes et le gaspillage alimentaires sont également responsables d’environ 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, accentuant ainsi la pression sur le climat, les ressources naturelles et les écosystèmes.
Face à cette situation, la FAO appelle à accélérer les investissements dans les infrastructures, les technologies, l’innovation et l’amélioration des chaînes d’approvisionnement.
La réduction des pertes après récolte et du gaspillage au stade de la consommation permettrait non seulement de renforcer la sécurité alimentaire, mais aussi de préserver les terres, l’eau, les forêts et la biodiversité, tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique.

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