Casablanca transforme ses déchets en énergie

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Le groupe d’origine libanaise «BUTEC» a annoncé avoir remporté un contrat d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction dans le cadre du vaste projet de valorisation énergétique des déchets prévu à Casablanca.

Le marché lui a été attribué par le consortium formé par «Nareva», «Kanadevia Inova» et «Itochu». Il s’inscrit dans le cadre d’un contrat de concession conclu avec la Commune de Casablanca pour une durée de 33,5 ans, ouvrant la voie à la réalisation de l’un des plus importants projets marocains de traitement des déchets et de production d’énergie.

Selon un communiqué de BUTEC, le groupe prendra en charge l’ensemble des travaux de génie civil de l’installation. Sa mission couvrira également l’ingénierie, l’approvisionnement et la construction des bâtiments, des équipements et des infrastructures associés au projet.

Les travaux porteront sur les composantes structurelles, architecturales, mécaniques et électriques, ainsi que sur les réseaux de plomberie et les aménagements extérieurs.

La société suisse «Kanadevia Inova» sera responsable du volet technologique et du traitement des déchets. Elle fournira également une assistance à long terme pour l’exploitation et la maintenance de l’installation, tout en participant à son financement.

La centrale devrait être construite au nord-ouest de la décharge de Médiouna. Elle sera conçue pour traiter jusqu’à 1,5 million de tonnes de déchets solides non recyclables par an.

D’après les données communiquées par BUTEC, l’installation disposerait d’une capacité électrique de base de 126 mégawatts. Cette production contribuerait à couvrir les besoins énergétiques d’un territoire comptant plus de 4,2 millions d’habitants dans le Grand Casablanca.

Le projet a connu une accélération de ses préparatifs au cours des derniers mois. En mai, le Conseil de la Commune de Casablanca avait approuvé le transfert d’une première tranche de 68 millions de dirhams, prélevée sur la contribution de la Région Casablanca-Settat au financement de l’opération.

En juin, la maire de Casablanca avait annoncé la signature du contrat relatif à la réalisation du centre, avec un démarrage des travaux programmé pour le mois d’octobre.

Au début du mois d’août, le consortium réunissant Nareva, Kanadevia Inova et Itochu a signé le contrat de concession avec la Commune de Casablanca. Des accords d’achat d’électricité ont également été conclus avec l’Office national de l’électricité et de l’eau potable et la Société régionale multiservices Casablanca-Settat.

Le programme ne se limite pas à la construction d’une unité de valorisation énergétique des déchets. Il comprend aussi une centrale solaire d’une capacité de 50 mégawatts et une installation de production d’électricité à partir du biogaz des décharges, d’une puissance de 4 mégawatts.

Il prévoit également la gestion et la fermeture des sites d’enfouissement actuellement exploités à Médiouna, ainsi que la création de nouvelles installations de stockage.

L’ensemble s’inscrit dans une stratégie visant à moderniser la gestion des déchets à Casablanca, à réduire le recours à l’enfouissement et à développer la production d’énergie à partir de sources alternatives.

Une différence subsiste toutefois dans les chiffres publiés concernant la puissance finale de l’unité de valorisation énergétique. BUTEC évoque une capacité de 126 mégawatts, tandis que les données communiquées par Itochu font état de 115 mégawatts. Cette divergence devra être précisée lors de la publication des caractéristiques techniques définitives du projet.

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