Aquaculture à Dakhla : 17 fermes déclarées vacantes

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Les autorités compétentes ont déclaré vacantes 17 fermes aquacoles situées dans la région de Dakhla-Oued Eddahab, après que des procès-verbaux officiels ont constaté l’arrêt de leur exploitation pendant plus d’une année. Ces décisions conjointes ont été publiées au Bulletin officiel du 10 septembre 2026.

Numérotées de 1456.26 à 1472.26, elles concernent des exploitations autorisées à pratiquer l’élevage d’espèces marines ainsi que la production d’algues et de coquillages. Parmi les sociétés concernées figurent notamment «Seaweed Dakhla Farm M1», «Aquaculture Bousta», «Atlantic Océan Farms Morocco Cintra», «Cultu-Algue», «Aqua Algue», «Mapesda», «Meftah Pêche», «Moroccan Blue», «Tidmas Coast», «Aqua Best», «Algua Supra», «Frigo Lamhiriz» et «Pescadak».

Les décisions portent également sur les fermes «La Dune Aquacole» et «Fask Multi-Services», ainsi que sur deux autorisations liées à «Ostréiculture de Dakhla». Le Bulletin officiel fait ainsi état de 17 décisions de vacance, et non de 12 comme l’ont indiqué certaines informations relayées précédemment.

Cette mesure s’appuie sur des procès-verbaux établis par le délégué des pêches maritimes de Dakhla entre le 20 avril et le 8 mai 2026. Les constats effectués ont confirmé que les exploitations concernées étaient restées à l’arrêt pendant une période supérieure à un an. Signées le 14 juillet 2026, les décisions sont entrées en vigueur à compter de leur publication au Bulletin officiel.

La procédure repose sur l’article 31 du dahir portant loi relatif à l’organisation de la pêche maritime, ainsi que sur le décret fixant les conditions et les modalités d’octroi et de renouvellement des autorisations des établissements de pêche maritime.

La déclaration de vacance ne constitue pas une simple formalité administrative. Elle permet de récupérer des sites maritimes demeurés inexploités afin de les réattribuer, conformément aux procédures légales, à des projets capables d’assurer leur mise en valeur, de produire et de mobiliser les investissements nécessaires.

Ces décisions revêtent une importance particulière au regard de la place stratégique occupée par Dakhla-Oued Eddahab dans le développement de l’aquaculture au Maroc. La région dispose en effet d’importants atouts naturels et économiques pour la production de poissons, de coquillages et d’algues marines.

L’arrêt de 17 exploitations pendant plus d’une année soulève toutefois des interrogations sur la capacité des projets autorisés à passer effectivement du stade des conventions et des agréments à celui de la production. Il pose également la question de leur accompagnement technique, financier et commercial. Les décisions publiées ne précisant pas les causes propres à chaque arrêt, celles-ci ne peuvent être attribuées aux difficultés d’investissement, de commercialisation ou aux procédures administratives sans données officielles complémentaires.

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