La station de dessalement de Casablanca atteint 81%

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Les travaux de construction de la station de dessalement de Casablanca-Settat, l’un des plus importants projets hydriques du Maroc, progressent avec une capacité finale prévue de 300 millions de mètres cubes par an.

Réalisé sur près de 50 hectares dans la commune de Lamharza Essahel, dans la province d’El Jadida, le projet mobilise un investissement d’environ 6,5 milliards de dirhams dans le cadre d’un partenariat public-privé. Les travaux ont officiellement démarré en juin 2024, dans un contexte marqué par la diminution des ressources hydriques conventionnelles et l’augmentation de la demande en eau.

À terme, la station produira annuellement 250 millions de mètres cubes d’eau potable et 50 millions de mètres cubes destinés à l’irrigation. Elle devrait desservir près de 7,5 millions d’habitants dans le Grand Casablanca, à Settat, Berrechid, Bir Jdid et dans plusieurs zones avoisinantes.

Cette nouvelle ressource contribuera à réduire la pression exercée sur les réserves conventionnelles, notamment celles du bassin de l’Oum Er-Rbia. Elle permettra également de limiter le recours aux eaux souterraines, soumises à des prélèvements croissants.

La composante agricole du projet prévoit d’acheminer environ 50 millions de mètres cubes d’eau dessalée par an vers une zone située sur le littoral entre Sidi Rahal et Azemmour. Cette dotation doit contribuer à sécuriser l’irrigation de près de 8.000 hectares.

La réalisation de la station est divisée en deux phases. La première portera la capacité de production à 200 millions de mètres cubes par an. La seconde ajoutera 100 millions de mètres cubes supplémentaires pour atteindre la capacité finale de 300 millions.

Alors que les premiers documents officiels prévoyaient une mise en exploitation de la première phase à la fin de 2026, les dernières données de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable font état d’un taux d’avancement d’environ 81%. Son entrée en service est désormais programmée pour le 1er février 2027, tandis que la deuxième phase devrait être lancée en 2028.

Le projet a par ailleurs franchi une étape importante en juillet 2026 avec la mise en service de ses infrastructures de raccordement électrique. Celles-ci comprennent un poste de transformation de 400 kV/moyenne tension, d’une puissance de 300 mégavoltampères, ainsi qu’une ligne électrique à double circuit de 400 kV, longue de 50 kilomètres par circuit.

Réalisées pour un investissement supérieur à 486 millions de dirhams, ces infrastructures doivent sécuriser l’alimentation électrique de la station et renforcer la fiabilité de son fonctionnement.

La station de Casablanca-Settat s’inscrit dans la transformation de la politique hydrique nationale, fondée sur la diversification des sources d’approvisionnement et la réduction des effets des sécheresses successives. Une fois entièrement opérationnelle, elle constituera une ressource stratégique pour répondre aux besoins des populations, soutenir l’activité agricole et renforcer durablement la sécurité hydrique de Casablanca et de sa région.

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